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page 1st mar 2011 De la plante… Fabrication de la pulple de washi A la base de tout washi, il y a les fibres qui feront la pulpe du papier. Ces fibres sont issues différentes plantes, dont les plus utilisées sont : - le kôzo 楮 (mûrier à papier) - le gampi 雁皮 ( daphne sikokiana ) - le mistumata 三椏 (e dgeworthia papyrifera ) - le asa 麻 (chanvre). La production de papier à partir du asa est aujourd’hui rare, car le procédé est fastidieux et le papier produit ( mashi 麻紙) est cher car de bonne qualité. Kôzo (wikipedia) Gampi (Wikipedia) Mistumata (Wikiedia) Une fois les tiges des plantes récoltées, elles sont préparées pour être transformées en pulple plus tard. Le procédé de préparation est incroyablement fastidieux. C’est à se demander comment la fabrication manuelle du papier est encore si populaire et bien présente…Mais, rappelons-nous, les Japonais sont très fiers de leur artisanat, et la fabrication du papier est élévée au rang d’art dans le pays. Pour du papier produit à partir du kôzo , le procédé commence par une ‘cuisson’ à la vapeur des tiges, puis l’écorce extérieure est enlevée. Mais il reste encore d’autres couches d’écorce que l’on gratte au couteau. Les fibres internes blanches, celles qui feront la pulple, sont aplaties et séchées; elles ressemblent alors à de très longues feuilles de maïs séchées. On est encore un peu loin de la pulpe de papier que l’on souhaite obtenir. Mais on en a presque la couleur. Une fois séchées, les fibres sont à nouveau bouilies dans une solution alkaline pour éviter leur acidification et pour éliminer la matière non constituée de cellulose. Puis, on rince les fibres à grande eau et l’on les fait sécher au soleil. Puis vient l’étape où il faut retirer les impurtés des fibres, les mains plongées dans l’eau froide pendant des heures…Une fois cette étape terminée, on obtient des boules de fibres bien plus blanches qu’à l’oirgine et prêtes à être battues. Le battage à la main est léger mais il permet de bien séparer les fibres sans pour autant les casser. La pulpe est véritablement obtenue lorsque les fibres battues sont passées dans une machine à lames, où le cisaillement réduit la longeur des fibres. Voilà! Après des jours de travail, la pulpe de papier faite à partir de kôzo est enfin prête… Voici un lien de la firme Hiromi paper très intéressant qui énumère toutes les étapes de fabrication du washi. Sur les vignettes illustratrices, il y a même le nom en japonais des toutes les étapes de fabrication. Un autre ingrédient indispensable, le tororo aoi … La fabrication de papier ne peut pas se faire uniquement avec des fibres des plantes. Il faut une sorte de colle qui maintiendra les fibres en suspension dans le bac à pulpe et rendra celles-ci plus facile à répartir dans le cadre moulant qui donne la forme aux feuilles de papier. De plus, la colle évitera que les fibres ne se séparent lorque que la feuille de papier sera sèche, surtout si celle-ci est très fine. Cette colle, neri ねり, est obtenue à partir de la tubercule, le tororo aoi トロロ葵 . Ses racines sont battues au maillet puis laissées à tremper dans de l’eau froide pour en faire sortir la sécrétion. L’utilisation de neri est un exemple de perfectionnement par les Japonais de la technique de fabrication du papier venue de Chine. Voilà! Les deux ingrédients pour faire du washi sont prêts :) Comment la fabrication de feuille de papier se passe-t-elle? J’ai pu découvrir cela à la boutique de Kyoto, le Rakushi kan , littéralement la boutique du paradis du papier, lors de l’atelier Kami suki 紙漉き ‘fabrication du papier’. La suite, par ici … Aucun Commentaire Tweet URL courte

A la base de tout washi, il y a les fibres qui feront la pulpe du papier. Ces fibres sont issues différentes plantes, dont les plus utilisées sont : - le kôzo 楮 (mûrier à papier) - le gampi 雁皮 ( daphne sikokiana ) - le mistumata 三椏 (e dgeworthia papyrifera ) - le asa 麻 (chanvre). La production de papier à partir du asa est aujourd’hui rare, car le procédé est fastidieux et le papier produit ( mashi 麻紙) est cher car de bonne qualité.

Kôzo (wikipedia)

Gampi (Wikipedia)

Mistumata (Wikiedia)

Une fois les tiges des plantes récoltées, elles sont préparées pour être transformées en pulple plus tard. Le procédé de préparation est incroyablement fastidieux. C’est à se demander comment la fabrication manuelle du papier est encore si populaire et bien présente…Mais, rappelons-nous, les Japonais sont très fiers de leur artisanat, et la fabrication du papier est élévée au rang d’art dans le pays.

Pour du papier produit à partir du kôzo , le procédé commence par une ‘cuisson’ à la vapeur des tiges, puis l’écorce extérieure est enlevée. Mais il reste encore d’autres couches d’écorce que l’on gratte au couteau. Les fibres internes blanches, celles qui feront la pulple, sont aplaties et séchées; elles ressemblent alors à de très longues feuilles de maïs séchées. On est encore un peu loin de la pulpe de papier que l’on souhaite obtenir. Mais on en a presque la couleur. Une fois séchées, les fibres sont à nouveau bouilies dans une solution alkaline pour éviter leur acidification et pour éliminer la matière non constituée de cellulose. Puis, on rince les fibres à grande eau et l’on les fait sécher au soleil.

Puis vient l’étape où il faut retirer les impurtés des fibres, les mains plongées dans l’eau froide pendant des heures…Une fois cette étape terminée, on obtient des boules de fibres bien plus blanches qu’à l’oirgine et prêtes à être battues. Le battage à la main est léger mais il permet de bien séparer les fibres sans pour autant les casser. La pulpe est véritablement obtenue lorsque les fibres battues sont passées dans une machine à lames, où le cisaillement réduit la longeur des fibres. Voilà! Après des jours de travail, la pulpe de papier faite à partir de kôzo est enfin prête…

Voici un lien de la firme Hiromi paper très intéressant qui énumère toutes les étapes de fabrication du washi. Sur les vignettes illustratrices, il y a même le nom en japonais des toutes les étapes de fabrication.

La fabrication de papier ne peut pas se faire uniquement avec des fibres des plantes. Il faut une sorte de colle qui maintiendra les fibres en suspension dans le bac à pulpe et rendra celles-ci plus facile à répartir dans le cadre moulant qui donne la forme aux feuilles de papier. De plus, la colle évitera que les fibres ne se séparent lorque que la feuille de papier sera sèche, surtout si celle-ci est très fine.

Cette colle, neri ねり, est obtenue à partir de la tubercule, le tororo aoi トロロ葵 . Ses racines sont battues au maillet puis laissées à tremper dans de l’eau froide pour en faire sortir la sécrétion. L’utilisation de neri est un exemple de perfectionnement par les Japonais de la technique de fabrication du papier venue de Chine.

Voilà! Les deux ingrédients pour faire du washi sont prêts :) Comment la fabrication de feuille de papier se passe-t-elle? J’ai pu découvrir cela à la boutique de Kyoto, le Rakushi kan , littéralement la boutique du paradis du papier, lors de l’atelier Kami suki 紙漉き ‘fabrication du papier’.

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