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Le washi Udagami

Que sont donc ces fils?

Que sont donc ces fils?


Le papier japonais Udagami

C’est loin dans les montagnes de Yoshino dans la préfecture de Nara, que se passe la fabrication du papier japonais Udagami 宇陀紙. Je me suis rendue dans le village de Kuzu no Sato (国栖の里) pour voir l’artisan Masayuki Fukunishi (正行 福西) à son travail dans l’atelier Fukunishi Washi Honpo (福西和紙本舗). 

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Masayuki Fukunishi (正行 福西)

Le village de Kuzu no Sato regroupe plusieurs ateliers de fabrication d’objets traditionnels japonais tel que le papier japonais, les baguettes pour manger, de la poterie et un atelier de verre. Il y a aussi beaucoup de menuiserie, notamment pour la fabrication de tonneaux de saké. Assez isolé, le village n’est accessible qu’après un voyage de 20 min en taxi depuis Yamato Kamiichi (大和上市駅),  la gare la plus proche.

Après un court échange par email lui demandant s’il était possible de venir visiter le lendemain, Fukunishi Sensei eut l’amabilité d’accéder à ma requête un peu pressante. Et j’eus la chance d’être accueillie à la gare par sa femme, Astumi, qui m’a alors conduit à Kuzu no Sato.

Un papier issu du terroir

Le papier que confectionne M.Fukunishi s’appelle l’udagami. Uda est le nom du district situé le plus à l’Est de la préfecture de Nara. Ce papier est donc spécifique à la région. L’udagami fait partie des Yoshino washi (吉野和紙), et c’est aussi un papier japonais singulier par plusieurs autres aspects. Et c’est avant tout les matériaux de sa composition qui en font un papier de très bonne qualité.

La pulpe de l’udagami est entièrement produite à partir du kôzo (mûrier à papier) cultivé dans la région. Pendant le trajet pour réjoindre le village, Astumi-san m’a montré les quelques mètre-carré de “champs” (hatake 畑) de kôzo qui bordent les routes. Tous les arbustes étaient déjà dépourvus de leur branchage qui avait été récolté 3 mois plus tôt (de décembre à janvier) quand la sève retombe.

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Arbuste de kôzo dont les branches ont été récoltées

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Rebus de branches de kôzo

Dès cette récolte, les branches sont étouffées à la vapeur pour faciliter le détachement de l’écorce. Cette écorce est ensuite nettoyée, grattée et traitée comme pour la plupart des washi. Une partie de la récolte est aussi séchée afin d’être stockée pour une prochaine utilisation (il est possible d’utiliser le stock d’une année sur l’autre). 

Mais surtout, l’udagami sera façonné durant l’hiver lorsque l’eau qui descend de la montagne derrière l’atelier est la plus froide. Car pour faire un washi de haute qualité, il est nécessaire d’avoir une eau aussi pure que possible, c’est à dire à faible teneur minérale et très pauvre en composés organiques. Puis, lorsque les températures remontent en Mai, M.Fukunishi passe à la production de papier de qualité moindre.

Fibres de kôzo avant battage

Fibres de kôzo avant battage. Au fond, bac où sont bouillies les fibres.

Du fait de l’emploi de l’udagami en tant que matériel de restauration d’oeuvre d’art, le blanchiment des fibres s’effectue dans un bain de cendre de bois (kibai 木灰), et non avec un additif chimique (par exemple du chlore, comme c’est le cas dans certains ateliers). Par ailleurs, l’étape du cisaillement des fibres (qui est exécuté en batteuse à lame naginata) n’existe pas. Celle-ci est remplacée par un long battage via une batteuse mécanique puis à la main, pour préserver la longueur des fibres végétales.

Un papier issu de la nature

La principale singularité de l’udagami est l’utilisation d’un neri (colle) autre que le tororo aoi (famille des hibiscus) dont l’usage est beaucoup plus commun dans la papeterie asiatique. Est utilisée à la place, une plante de la famille des hortensias, le nori-utsugi (ノリウツギ ; 糊空木). Celui qu’utilise M.Fukunishi, est produit à Hokkaido (et potentiellement mangé par les cerfs de la région…d’où une baisse de la production ^_^).

Noriutsugi

Mucilage d’écorce de Noriutsugi

La partie interne de l’écorce du noriutsugi est battue et mise à tremper dans de l’eau pour produire un mucilage, tout comme les racines du tororo aoi. C’est cette propriété qui donne son nom commun à la plante, nori (糊) se traduisant du japonais par ‘pâte’. La solution de nori-utsugi est incorporée à la pulpe de papier juste avant la confection de la feuille (kami-suki 紙漉き ; en technique tamesuki 留め漉き).

La seconde caractéristique de l’udagami est l’utilisation d’une argile blanche shiratsuchi (白土 ; que l’on semble appeler ‘terre à foulon’ en français, ou ‘bleaching earth’ en anglais). Cette argile, elle aussi incorporée dans le bac à pulpe à papier avant confection, a à la fois des propriétés blanchissantes, anti-fongiques et évite au papier de se contracter avec le temps.

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L’ultime étape faisant appel aux bonnes volonté de la nature est le séchage du papier sur des planches de bois au soleil. Flanqué sur des planches que l’atelier possède depuis l’ére Edo, le papier met 1 à 2 heures pour sécher. Je pense que le séchage naturel (tenjitsu 天日) aide à garder une texture aérée, plus que lors de l’utilisation des plaques chauffantes d’un séchoir où les fibres du papier peuvent subir un choc thermique et se contracter.

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Feuilles en presse

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Planches de l’ère Edo

Tout ce processus, qui n’emploit aucun raccourci dans la confection du papier, fait de l’udagami un papier privilégié lors de la restauration des kakejiku (掛け軸 ; kakémono). Le papier est appliqué au dos de l’oeuvre (sourauchi 総裏打ち) à restaurer et doit assurer sa longévité (quelques centaines d’années au moins).

Un papier issu de l’homme

M.Fukunishi confectionne aussi d’autres sortes de papier, dont de l’udagami sans argile utilisé pour la calligraphie ou l’impression, et de très jolis washi teints naturellement avec de l’akebi (gris), de l’armoise yomogi (vert), du mimosa (jaune) ou encore des fleurs de cerisiers (rose).

La manufacture de l’udagami remonte à près de mille ans, et l’atelier papetier Fukunishi est aujourd’hui dirigé par une sixième génération avec Masayuki Fukunishi. Pendant 30 ans, M.Fukunishi a su intégrer et retranscrire l’enseignement de son père, le « Trésor National Vivant » Hiroyuki Fukunishi (弘行 福西), à travers le façonnage d’un washi aujourd’hui prisé par les musées du monde entier.

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M.Fukunishi confectionne environ 200 feuilles par jour

Comme tout artisanat où l’intransigeance dans le choix des matières premières, les méthodes de fabrication, les longues périodes d’apprentissage et l’isolement des lieux de manufacture rebutent beaucoup de gens, la tradition de l’udagami ne tient aujourd’hui qu’à la volonté des artisans de deux des trois ateliers de washi implantés dans le village de Kuzu.

Bien qu’il existe de nombreux washi de qualité utilisés dans la restauration d’oeuvre d’art, je pense que l’élaboration au travers des générations d’un papier pensé pour cet édifice est alors un double apport au patrimoine mondial humain, tant pour son enrichissement que sa préservation. La modestie que portent les artisans dans ce travail fastidieux mais irremplaçable est seulement exemplaire.

Les fils sont insérés entre chaque feuilles pour aider à leur séparation après le pressage

Les fils sont insérés entre chaque feuilles pour aider à leur séparation après le pressage

Je suis très reconnaissante envers Fukunishi Sensei de m’avoir accueillie dans son atelier, bien que très occupé en cette période de l’année (aux vues des récentes quantités de papier commandées par les musées!). Je remercie aussi Astumi-san d’avoir répondu à certaines questions et de m’avoir laissée pénétrer dans la réserve de papier. Mes respects à Fukunishi Obâsama pour l’aide précieuse qu’elle semble avoir donner toute sa vie dans la fabrication du washi, et pour m’avoir laissé son siège pour prendre le café. Merci à la boule de poil noirs de s’être laissée caresser par une totale étrangère ^_^

Vous pourrez retrouver du washi de Yoshino dans la Washi Box d’Avril. Bien sûr, je ne vous dis pas lequel..

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Astumi-san et le chat-qui-aimait-le-papier

Le washi Shiroishi

En cette période de fin d’année, c’est la remise des diplômes! Dans la préfecture de Miyagi , une des préfectures du Tôhoku touché par le monstrueux tsunami de 2011, des élèves de 2nde année ont été conviés dans les ateliers de washi de la ville de Shiroishi pour confectionner du washi shiroishi (白石和紙), le papier qui servira à l’impression de leur diplôme. Les élèves ont pu expérimenter le processus de fabrication, depuis la récolte de la plante au façonnage de la feuille (kami suki).

白石和紙で「私の卒業証書」

白石和紙で「私の卒業証書」 Photo: Kahoku News

Le washi Shiroishi porte le nom de sa ville d’origine . Le papier fut fabriqué à Shiroishi des époques Edo à Meiji, et servait surtout à la confection de fibres pour vêtement, ou directement des vêtements. Aujourd’hui encore, le créateur Issey Miyake a eut bon goût d’utiliser ce washi pour certaines de ses créations. Le Shiroishi washi est un papier fabriqué à partir de kaijinoki (Broussonetia papyrifera), un des 2 espèces de mûrier à papier qui sert à l’hybride kôzo (B.papyrifera x B.kazinoki) d’aujourd’hui.

ISSEY MIYAKE Création 1982 - Photo:Eiichiro Sakata

ISSEY MIYAKE Création 1982 – Photo:Eiichiro Sakata

La production principale de Shiroishi washi s’est arrêtée en 2015, à cause du grand âge de Mashiko Endo, artisane et femme de l’artisan Tadao Endo (décédé en 1997, et qui avait fait revivre la fabrication de ce washi). Mais la ville de Shiroishi met tout en oeuvre pour garde vivant et intact le patrimoine et la fabrication de ce superbe washi, qui a fait les grandes heures du papier japonais il y a 300 ans.  Je vous invite donc à visiter les ateliers restant de washi Shiroishi lors de votre séjour au Japon (voir carte des ateliers de papier), ainsi que la très (vraiment très, très) belle région du Tôhoku pour soutenir ses habitants dont la vie est toujours emprunte des conséquences du tsunami du 11 mars 2011.

Mashiko ENDO - Photo: ReVALUE NIPPON

Mashiko ENDO – Photo: ReVALUE NIPPON

Sources:
« Mon diplôme en washi Shiroishi »
« Shiroishi washi et terroire: Mashiko Endo de l’atelier Shiroishi Washi »
« ISM Vol. 158 – La force do Tôhoku »
« Construire avec les matériaux locaux« 

Boutique de papier japonais Kamisho Miyabi (Tokyo)

Kamisho_miyabi 1 papier japonais washi yuzen

Vous vous souvenez, il y a longtemps (enfin 3 ans…), avant mon départ pour le Japon, j’avais repéré cette boutique dans les environs de Tokyo (à Tachikawa) : Kamisho Miyabi. J’étais en extase devant la photo de ce magasin où pendent de partout des feuilles de papiers japonais, et géré par M. Miyabi, un amoureux du washi.

Kamisho miyabi 4 papier japonais washi yuzen

Et bien, en Juin, j’ai profité d’un court week-end à Tokyo pour me rendre là-bas. Enfin! Et les photos de l’article ne mentait pas. Il y a vraiment des feuilles de papier du sol au plafond. Des rayons, des étagères qui croulent sous les innombrables papiers du monde entier: japonais, népalais, coréens, malaysiens. Il y a aussi un atelier de fabrication de papier chaque mois: prenez un réservation via la page Facebook de la boutique (M.Miyabi parle un peu anglais)

Kamisho miyabi 2 papier japonais washi yuzen

J’ai mis beaucoup de temps à choisir des papiers, surtout qu’il y a tout un éventail de prix allant du simple washi à celui haut de gamme. Je voulais trouver des papiers originaux à mettre dans la Washi Box de ces derniers mois. Et finalement, j’ai choisi des washi qui reflétaient le travail artisanal des fabricants japonais.

Kamisho miyabi 3 papier japonais washi yuzen

Ce fut donc un « back to basics » avec un Iyowashi asagami fabriqué à Ehime (Shikoku) avec de l’abaca (chanvre de Manille), un kaya-suki dont les marques de vergeûre (kaya) du tami en bambou apparaissent sur le papier, ainsi qu’un washi de fibres de kozô non blanchies qui donnent un aspect très rustique au papier.

Kamisho miyabi 5 papier japonais washi yuzen

J’espère retourner à ce magasin la semaine prochaine, et y en rapporter des nouvelles merveilles que je mettrai pour sûr dans la Washi Box, et peut-être sur la Petite boutique du Papier japonais (quand elle aura ré-ouverte :p). Si vous vous rendez sur Tokyo un jour, n’hésitez donc pas à prendre un train pour Tachikawa et visiter cette sublime boutique!

Kamisho Miyabi 紙匠 雅
à 100m de la gare de Tachikawa, Tokyo (東京・立川市 – 〒190-0023 )
Via la ligne de métro Chuo (il y a des express depuis Tokyo).

Un petit tour à Kyoto

Je suis allée à Kyoto le week-end dernier (pour faire un tour des papeterie biensûr!). Ayant eu un peu de temps devant moi, je suis allée à dans le quartier d’Higashiyama où l’on trouve le temple Kyomizudera, et Gion, le très célèbre quartier des Geiko (geisha de Kyoto).

Beaucoup de filles (probablement des touristes) se promènent en yukata! Ca donnait des couleurs aux rues parce que le ciel était gris. Et comme je suis arrivée dans Gion après 17h, j’ai croisé 3 Geiko!! Impressionnant. J’ai pas osé prendre de photo, les pauvres sont déjà tellement poursuivies…

Pourtant, plus tard, lorsque la nuit était déjà tombée, j’ai pris un cliché d’une geisha entrant dans un restaurant. Moins apprêtée que ses cadettes, cette femmes avait pourtant une maturité et une élégance qu’on ne pouvait que remarqué. Même à la faible lueur des réverbères. Puis le raffinement eut disparu sous un noren.

Yukata_kyomizudera_kyoto_washi

geisha_gion_kyoto_washi

Gokayama, les autres origines du papier japonais

C’est probablement dans les coins les plus reculés du Japon que l’on trouve de vrais papiers japonais. Tout du moins les plus artisanaux. Clairement, le washi est confectionné à partir de plantes, et le processus de fabrication qui utilise de grandes quantités d’eau claire nécessite d’être a proximité, le plus souvent, d’un cours d’eau. Dès lors, on va souvent trouver les origines du washi dans des petits villages encaissés dans les montagnes.

Ainokura (Gokyama)

C’est le cas pour le papier de la région de Gokayama (dans la préfecture de Toyama).L’histoire veut qu’après sa défaite contre le clan Minamoto (12e s.), les survivants du clan Heike se serait réfugier dans les vallées de Gokayama pour s’y installer, y apportant la culture de Kyoto dont le washi fait partie. C’est en parallèle des travaux agricoles que la fabrication du papier s’est développé.

Ainokuara (Gokayama)

Il est aussi possible que du papier ait déjà été fabriqué bien avant dans la région, car les chroniques de Shosoin datant du 8e s. mentionnent ‘Les 400 feuilles de papiers d’Echû’, Echû étant le nom d’une ancienne province japonaise dont fait partie Gokayama.

Profitant d’un long week-end dans le Toyama, je me suis rendue à Ainokura, un des villages aux maison en toit de chaume (gasshô-tuskuri) de Gokayama. Ainokura est en fait ‘le village du papier’ car c’est ici que l’on y retrouve l’artisanat papier datant des Heike. L’une des maison gasshô est une boutique qui vend le ‘washi de Gokayama’ 五箇山和紙 (suivez les panneaux).

On peut aussi s’essayer à la fabrication d’une feuille de washi, en 10 min chrono! Plus loin, en longeant la route principale qui descend dans la vallée, on retrouve l’atelier de fabrication du Gokyama washi (l’atelier s’appelle tout simplement Gokayama washi). La boutique est plus fournie que celle du village, et il est possible de descendre visiter l’atelier (sans rendez-vous).

Lorsque je m’y suis rendue, il y avait un artisan en plein travail de fabrication de papier pour ombrelle japonaise (wagasa), commande de l’atelier Hiyoshiya à Kyoto. Ca a été une chance de visiter un vrai atelier qui reçoit des commandes de tous les pays. C’est vraiment de ces endroits là que viennent les papiers que proposés pour la Washi Box et la Petite Boutique de Washi.

Une petite discussion avec la personne présente est donc vite entamée. L’atelier confectionne du washi uniquement à partir du kôzo qu’ils cultivaient sur place.  Le tororo aoi, lui,  est produit dans la préfecture d’Ibaraki. Le papier qui sort de cet atelier est donc 100% japonais, alors que certains sont maintenant confectionnés à partir de kôzo ou tororo aoi importés d’Inde ou de Chine.

L’atelier est ouvert aux visites et il est aussi possible de s’essayer à la fabrication de papier (avec rendez-vous) dans une ambiance un peu plus authentique que celle dans la boutique du village, puisque l’on a l’occasion d’utiliser les outils de l’atelier! Les différentes étapes de fabrication sont indiquées par des pancartes au dessus des équipements…L’atelier est quelque peu encombré, et j’ai compté 3 batteuses naginata (machine qui cisaille les fibres de kôzo). Ca prend beaucoup de place ces bêtes!

Les utilisations du washi de Gokayama sont assez classiques: porte coulissante (shojigami que vous pouvez voir dans les maison gasshô), lanternes, ombrelles, écriture. Les papiers de qualité supérieure sont utilisé pour de la restauration de bien culturels nationaux, comme les shoji de la Villa Impériale à Katsura (Kyoto).

Lorsqu’il est teint, le papier est aussi très utilisé pour faire du chigiri-e, ces tableaux de collages de washi découpé (déchiré) à la maison. Un concours/exposition national a lieu au Gokayama Washi no Sato en ce moment (9 Sept au 26 Oct), en même temps que le Washi Matsuri (fête du washi) de Gokayama.

Pour se rendre à Gokyama depuis Toyama: train pour Takaoka ou Johana puis bus « World Heritage »(Seikaiisan bus). Si le coeur vous en dit, et parce qu’il est possible de faire quelques villages en une seule journée, vous pouvez pousser jusqu’à Shirakawa-go, le plus connu des villages aux toits de chaume. Plus d’informations sur le village d’Ainokura en cliquant ici.