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Washi et compagnie.

Y a pas que le chiyogami dans la vie, y a aussi le washi tout court! Après être resté des mois dans son enveloppe, l’autre jour, je me suis enfin décidée à utiliser le washi pour le cadeau d’anniversaire d’une amie. Ce sont deux feuilles de washi blanche et vert pomme achetées à la papeterie Kamiji Kakimoto (lire la page dédiée) l’année dernière.

Je ne sais pas pourquoi, je pensais que ce papier était trop précieux et, comme on ne va pas au Japon tous les 4 matins, si tu commences à mal découper ou mal plier ou mal faire avec ton washi, c’est du gâchi :( En plus, je m’étais mise l’idée en tête de réaliser un kakejiku (ou kakemono) qui demandait beaucoup de papier, mais surtout du savoir-faire que je n’ai pas (encore). Mais après 9 mois, j’ai finalement décidé de m’y mettre, et quand j’ai réouvert le paquet, je me suis dit « Mince, qu’est-ce que c’est beau quand-même! »

En effet, la feuilleblanche est d’un blanc pur, le washi est très fibreux, et on peut voir les longues fibres brillantes refléter la lumière. On sent vraiment qu’on a du papier de qualité entre les mains. Et là, t’as la pression qui monte encore plus, genre: « Euh..OK, maintenant, je le garde et le regarde ou je me décide à couper? » Ahaha, les Japonais font de l’artisanat qui se regarde uniquement…

Finalement, j’ai pris mon courage à deux mains, ma règle, un crayon. J’ai pris toutes les proportions voulues et j’ai coupé et encore coupé! Heureusement, ça c’est bien passé, mais le papier se découpe très mal au cutter, mieux vaut des ciseaux! Et puis oubliez la gomme: si on l’utilise, les fibres se détachent, ça peluche et le papier devient tout moche (en plus que le crayon s’est mal effacé). Il vaut mieux bien faire du premier coup.

Apparement, mon amie a aimé son cadeau: un petit tableau avec un moineau (iesuzume) sur une branche de cerisier du chemin des philosophes à Kyoto, et des vraies fleurs séchées de là-bas, très inspiré d’une photo qu’on avait prise lors de notre ballade.