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Gokayama, les autres origines du papier japonais

C’est probablement dans les coins les plus reculés du Japon que l’on trouve de vrais papiers japonais. Tout du moins les plus artisanaux. Clairement, le washi est confectionné à partir de plantes, et le processus de fabrication qui utilise de grandes quantités d’eau claire nécessite d’être a proximité, le plus souvent, d’un cours d’eau. Dès lors, on va souvent trouver les origines du washi dans des petits villages encaissés dans les montagnes.

Ainokura (Gokyama)

C’est le cas pour le papier de la région de Gokayama (dans la préfecture de Toyama).L’histoire veut qu’après sa défaite contre le clan Minamoto (12e s.), les survivants du clan Heike se serait réfugier dans les vallées de Gokayama pour s’y installer, y apportant la culture de Kyoto dont le washi fait partie. C’est en parallèle des travaux agricoles que la fabrication du papier s’est développé.

Ainokuara (Gokayama)

Il est aussi possible que du papier ait déjà été fabriqué bien avant dans la région, car les chroniques de Shosoin datant du 8e s. mentionnent ‘Les 400 feuilles de papiers d’Echû’, Echû étant le nom d’une ancienne province japonaise dont fait partie Gokayama.

Profitant d’un long week-end dans le Toyama, je me suis rendue à Ainokura, un des villages aux maison en toit de chaume (gasshô-tuskuri) de Gokayama. Ainokura est en fait ‘le village du papier’ car c’est ici que l’on y retrouve l’artisanat papier datant des Heike. L’une des maison gasshô est une boutique qui vend le ‘washi de Gokayama’ 五箇山和紙 (suivez les panneaux).

On peut aussi s’essayer à la fabrication d’une feuille de washi, en 10 min chrono! Plus loin, en longeant la route principale qui descend dans la vallée, on retrouve l’atelier de fabrication du Gokyama washi (l’atelier s’appelle tout simplement Gokayama washi). La boutique est plus fournie que celle du village, et il est possible de descendre visiter l’atelier (sans rendez-vous).

Lorsque je m’y suis rendue, il y avait un artisan en plein travail de fabrication de papier pour ombrelle japonaise (wagasa), commande de l’atelier Hiyoshiya à Kyoto. Ca a été une chance de visiter un vrai atelier qui reçoit des commandes de tous les pays. C’est vraiment de ces endroits là que viennent les papiers que proposés pour la Washi Box et la Petite Boutique de Washi.

Une petite discussion avec la personne présente est donc vite entamée. L’atelier confectionne du washi uniquement à partir du kôzo qu’ils cultivaient sur place.  Le tororo aoi, lui,  est produit dans la préfecture d’Ibaraki. Le papier qui sort de cet atelier est donc 100% japonais, alors que certains sont maintenant confectionnés à partir de kôzo ou tororo aoi importés d’Inde ou de Chine.

L’atelier est ouvert aux visites et il est aussi possible de s’essayer à la fabrication de papier (avec rendez-vous) dans une ambiance un peu plus authentique que celle dans la boutique du village, puisque l’on a l’occasion d’utiliser les outils de l’atelier! Les différentes étapes de fabrication sont indiquées par des pancartes au dessus des équipements…L’atelier est quelque peu encombré, et j’ai compté 3 batteuses naginata (machine qui cisaille les fibres de kôzo). Ca prend beaucoup de place ces bêtes!

Les utilisations du washi de Gokayama sont assez classiques: porte coulissante (shojigami que vous pouvez voir dans les maison gasshô), lanternes, ombrelles, écriture. Les papiers de qualité supérieure sont utilisé pour de la restauration de bien culturels nationaux, comme les shoji de la Villa Impériale à Katsura (Kyoto).

Lorsqu’il est teint, le papier est aussi très utilisé pour faire du chigiri-e, ces tableaux de collages de washi découpé (déchiré) à la maison. Un concours/exposition national a lieu au Gokayama Washi no Sato en ce moment (9 Sept au 26 Oct), en même temps que le Washi Matsuri (fête du washi) de Gokayama.

Pour se rendre à Gokyama depuis Toyama: train pour Takaoka ou Johana puis bus « World Heritage »(Seikaiisan bus). Si le coeur vous en dit, et parce qu’il est possible de faire quelques villages en une seule journée, vous pouvez pousser jusqu’à Shirakawa-go, le plus connu des villages aux toits de chaume. Plus d’informations sur le village d’Ainokura en cliquant ici.

Mon yukata pour les matsuri de cet été!!

Voilà, voilà, demain, c’est le début des choses sérieuse pour Gion matsuri, l’une des 2 plus grosses matsuri (festival) du Japon!! Au programme, sortie pour manger et boire tout le week-end!! Samedi, dimanche, lundi et mardi, Kyoto sera remplie de monde venue pour voir des chars lourdement décorés et savourer les soirées d’un été encore bien humide.

Et on oublie pas…son yukata (kimono léger)!! J’ai acheté le mien la semaine dernière :) Et après que la vendeuse m’ai montré comment le porter, j’ai réssayé toute seule. Et je trouve le résultat final pas si mal :) En prime, je me suis fait un noeud ‘à la Emilie’ ;) Continuer la lecture

On est en train de chercher…

A louer un appart sur Osaka. Et oui, en septembre, nous faudra quitter Kyoto car mon université (là où je commence ma thèse) est trop loin pour un aller/retour quotidien. 3hà 3h30 par jour, j’ai beau adoré les trains de la Hankyu et commuté avec les Japonais, je tiens aussi à préserver ma santé pour éviter le burn out. Donc, direction Sugimoto cho, tout au sud d’Osaka. Continuer la lecture

Le jour où je me suis réconciliée avec Tokyo

Tokyo et moi, ça a jamais été le grand amour. Je suis pas faite pour les mégalopôles comme elle et elle, elle a pas su me montrer le meilleure d’elle-même la première fois. Avant cette année, on s’y était rendu 2 fois. Le premier séjour a été ruiné par la pluie. Le second séjour était un peu mieux, mais on a traversé Ochanomizu à pied, depuis le parc du château. Pas terrible, mais mea culpa. Continuer la lecture